La maison de disques Sony BMG a été condamnée à verser 820.000
euros de dommages et intérêts à Jordy, l'ex bébé-chanteur, pour
avoir exploité ses chansons sans autorisation, a-t-on appris mardi
auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

A quatre ans, Jordy Lemoine a connu un énorme succès dans 14
pays avec la chanson "Dur, dur d'être un bébé", déclenchant une
polémique sur la médiatisation et le travail des jeunes
enfants.
Dans son autobiographie "Je ne suis plus un bébé" parue début
2006 (éditions Scali), le jeune homme avait révélé n'avoir
"quasiment rien" touché de son aventure musicale et accusé son
père, qui était son producteur, de l'avoir "spolié": malgré ce que
prévoit la loi, aucun revenu n'avait été placé sur un compte bloqué
jusqu'à sa majorité.
Afin de récupérer son dû, le jeune homme, aujourd'hui âgé
de 21 ans, a assigné en contrefaçon son ancienne maison de disques,
ainsi que ses parents. Il réclamait à Sony BMG plus de 5 millions
d'euros.
Sony BMG de son côté considérait n'avoir commis aucune
faute, les parents de Jordy ne l'ayant jamais averti de l'absence
de reversement à leur fils des redevances d'artiste qui lui étaient
dues.
Dans une ordonnance rendue vendredi, la 3e chambre civile
du TGI de Paris a jugé qu'"en exploitant des enregistrements
phonographiques et vidéographiques de +Dur dur d'être un bébé+,
+Pochette Surprise+, +Potion magique+, +Allison+, +Les boules+ et
+It's Christmas+ sans autorisation de Jordy Lemoine,
artiste-interprète, Sony BMG s'était rendue coupable de
contrefaçon".
Elle a bien signé des contrats de licence en 1992 avec le
père du petit Jordy, a observé le tribunal, malheureusement, pour
diverses raisons, ces contrats ne sont pas valables.
Sans se prononcer sur légalité du travail de l'ancien
bébé-chanteur, le tribunal a donc estimé que Jordy avait
"incontestablement été privé, indûment, du droit d'autoriser
l'exploitation des interprétations en cause".
En juin 2005, l'ex-bébé chanteur a fait son retour sous
les projecteurs en remportant la "Ferme Célébrités 2" sur TF1.
Commentaires